Les droits de mutation sont calculés sur le capital de la rente, précisé dans l'acte notarié ou fixé par une • déclaration estimative des parties.
La vente d'un bien immobilier: la résidence principale Quand vous vendez un bien immobilier et que vous réalisez une plus-value, il n'y a pas d'imposition s'il s'agit de votre résidence principale, c'est-à-dire si Le logement constitue votre résidence habituelle au moment de la vente et si vous l'avez occupé pendant au moins cinq ans de manière continue ou non (aucune condition de durée n'est exigée si La vente est motivée par des nécessités familiales ou professionnelles qui entraînent un changement de résidence).
La plus-value est égale à la différence entre le prix de cession (ou l'indemnité d'expropriation) d'un bien immobilier et le prix de revient (ou la valeur vénale pour les biens acquis par donation ou succession).
Une plus-value imposable est dite «à court terme» si elle provient de la cession d'un bien acquis depuis moins de deux ans, et «à long terme» si elle se rattache à la vente d'un bien possédé depuis plus de deux ans.
L'exonération est également totale si la cession correspond à la première vente d'un logement depuis le 1 janvier 1982, et si vous remplissez Les trois conditions suivantes:
– vous n'êtes pas propriétaire de votre résidence principale;
– la cession a lieu au moins cinq ans après L'achat ou l'achèvement du bien;
– votre résidence principale n'a pas été vendue dans Les deux ans qui précèdent.
Là encore, aucune condition de délai n'est imposée si La vente est motivée par une nécessité familiale ou professionnelle, une invalidité ou un départ à La retraite.
Enfin, comme il existe un abattement lié à la durée de détention qui est de 5 % par an à compter de la troisième année de possession, Les biens possédés depuis plus de vingt-deux ans sont exonérés. Pour les cessions réalisées en 2003, aucune imposition de plus-value ne peut être établie pour Les immeubles acquis jusqu'en 1980...
À L'évidence, le processus d'exonération prend du temps, beaucoup de temps.
Si la valeur de votre patrimoine familial immobilier en France et à l'étranger ne dépasse pas 61000 € augmentés de 15250 € par enfant à charge à partir du troisième, vous bénéficiez d'une exonération de plein droit (il vous suffit simplement de joindre la déclaration de plus-value à la déclaration d'ensemble de vos revenus). Il en va de même si vous êtes titulaire d'une pension vieillesse et que vous n'êtes pas assujetti à l'impôt sur le revenu au titre de l'année de réalisation de la plus-value.
Les ventes de terrains agricoles ou forestiers, que vous n'exploitez pas vous-même, ne sont pas soumises à L'impôt sur les plus-values si les prix au mètre carré ne dépassent pas certains niveaux : 3,96 € pour les vignobles à appellation contrôlée ou les cultures florales, 1,37 € pour les cultures maraîchères, fruitières, pépinières, ou Les vignobles produisant du vin de table, 1,07 € pour Les vignobles produisant des VDQS (vins de qualité supérieure), 0,76 € pour la catégorie «autres vignobles», et 0,61 € pour Les autres terres agricoles.
Il n'y a pas d'imposition de La plus-value en cas de vente d'immeubles dont Le montant total annuel ne dépasse pas 4600 €.
Si je revends un logement autre que ma résidence principale et que je réalise une plus-value, l'Administration fiscale est-elle en mesure d'exiger un impôt?
Oui, le fisc peut vous réclamer l'impôt sur le revenu pour la plus-value immobilière que vous réalisez, voire même la TVA immobilière...
El Réductions et abattements
Si vous ne bénéficiez pas d'une exonération totale, ne soyez pas trop inquiet! Vous avez très probablement droit à toute une série de réductions et abattements en fonction de La durée de détention du bien concerné et de l'application d'un coefficient d'érosion monétaire.
De surcroît, il existe un abattement familial – cumulable avec un abattement général de 915 € ou spécial de 11450 € (si vous avez été exproprié ou si vous avez cédé votre bien à l'amiable à une collectivité publique) – pour la première cession d'une résidence secondaire. Son montant atteint 6100 € pour un couple marié, 4600 € pour les personnes veuves, célibataires ou divorcées et est augmenté de 1525 € supplémentaires par enfant vivant dont La filiation est Légalement établie, ou représenté (c'est-à-dire décédé, mais dont au moins un descendant est vivant), qu'il soit ou non à charge.
Vous ne pouvez toutefois y prétendre que si vous avez eu la Libre disposition du bien pendant au moins cinq ans, de manière continue ou discontinue (condition qui n'est pas remplie si vous avez t: donné Le logement en Location).
Résidence secondaire, une contrainte fiscale non accessoire...
L'acquisition, La gestion et La vente d'un bien immobilier utilisé à titre de résidence secondaire permettent souvent de prendre conscience que L'activité des municipalités, même très modestes, consiste à «créer des villes», c'est-à-dire à fournir des services dits de proximité, dans Le dessein d'attirer entreprises et particuliers pour pouvoir ensuite les gérer... et les imposer.
La manoeuvre provoque invariablement La création ou l'entretien de gros équipements, en matière d'infrastructure (voirie et réseaux divers) ou de superstructure (du stade à la piscine en passant par Le terrain de tennis ou de golf et le musée...). Autant d'équipements qui présentent la double particularité d'être durables et de nécessiter des moyens de financement considérables. Sur Le plan fiscal, la perspective est à coup sûr redoutable. Elle revêt un caractère flagrant dans Les secteurs géographiques à vocation touristique et vacancière où Les élus ont beau jeu de mettre en avant Les exigences coûteuses du public. Dès à présent, elle se concrétise sur Le terrain et n'a généralement rien d'accessoire... Comme le remarque Guy Gilbert, professeur de sciences économiques à l'université de Paris Nanterre et directeur du groupement de recherches sur l'administration locale, tes budgets municipaux qui, hier, étaient construits à partir et autour de l'équipement et de l'investissement, sont aujourd'hui mis au point à partir et autour de la fiscalité. Le constat est éclairant: il invite à souligner combien les conséquences de cette contrainte fiscale et sociologique ne peuvent être anodines.
Si vous êtes propriétaire ou aspirant propriétaire d'une ou plusieurs résidence(s) secondaire(s) située(s) dans certaines communes de France, vous voilà donc prévenu: vous avez intérêt à faire vos comptes. À vous de déterminer si la fin justifie les moyens... Est-ce que La jouissance du bien justifie ou non l'acquisition ou La conservation, au regard de L'immobilisation financière, des charges d'entretien, des impôts locaux, et, Le cas échéant, de l'application des impôts sur